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Torelli

 

Etienne TORIELLI

 

JAMAIS DEUX FOIS, poésie

 

Le Vert-Galant éditeur, 2003 - ISBN 2-84846-010-5

 

8 euros

 

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Mireille SARREMEJEANNE

8 rue Barthélémy

13001 MARSEILLE

Le temps moderne n’est plus que hâte ; l’espace qui grandit à la mesure des découvertes n’est qu’un monde borné. Au coude à coude, les hommes se heurtent dans leurs cités. Certains réagissent en détruisant, d’autres ne cessent de proposer de merveilleuses et décevantes utopies.

Le poète qui ne sait que souffrir cherche la formule qui dira tout en jetant un pont d’amour entre les hommes.

Et pourtant, les bibliothèques sont pleines de livres nécessaires, fragmentaires et vains. La vie est ailleurs, dans les zigs- zags lumineux d’un papillon ; et le collectionneur qui veut découvrir l’âme de l’insecte n’épingle qu’une belle relique desséchée.

Tel est l’humble leitmotiv de ces poèmes : dans sa quête de l’intemporel un homme prend conscience qu’il faudrait se placer au carrefour de tous les cris de la terre pour entendre le silence du Ciel. Domaine réservé.

Un beau silence ne s’écrit pas, dit un proverbe italien.

Livrant aux hommes ses chants de souffrance et d’amour, le poète ne se résigne pas à la solitude. A la recherche du verbe, il crée son âme en déchiffrant le chant du monde.

E. Torielli

 

Né dans le Var en 1922, Etienne Torielli a déjà publié trois recueils de poèmes : "Reliquaire", "Les gouffres et les cimes" et "Florilège". Le présent recueil est une oeuvre posthume, le poète nous ayant quittés le 29 septembre 2001.

Puisse sa voix tendre résonner dans le coeur de ceux qui le liront comme un message de paix et de liberté. Patient jusqu’à la grâce devant ce que la vie lui donnait, devant ce que la vie lui prenait, sa voix de chair se brisait parfois sur les mots, dans l’émotion de l’instant, devant la cruauté et l’injustice des choses de ce monde. Peu de gens surent connaître derrière le juste, derrière le sage, le philosophe, la ferveur de son âme libre en quête d’une clarté, d’un envol qui n’étaient pas de ce monde.

Que l’humble gravité de ta voix, t’accompagne, mon père, dans la radieuse lumière, parmi les astres, parmi les arbres et les fantasques papillons.

Manon Torielli

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