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Sang

 

F.-X. MAHAH

 

SANG D'OMBRE - MÉLANGE D'ERRANCE -, poémes

Préface de Jacques Rabemananjara - Postface de Jacques Taurand

 

Le Vert-Galant éditeur, 2002 - ISBN 2-84846-000-8

 

13 euros

 

Actuellement indisponible

Qu’il me soit pardonné de commettre ici l’irrévérence d’une postface !

Je ne voudrais, sur la pointe des mots, que passer, frôler cette page pour y laisser – sa lecture achevée – opérer et se prolonger, dans un vibrant silence, le charme de ce recueil : SANG D’OMBRE.

Jacques RABEMANANJARA, en lever de rideau, a parfaitement, mis en lumière les différentes facettes de la création poétique de l’auteur ; c’est pourquoi il m’apparaît vain de renchérir.

Mon propos se limitera donc à tenter d’exprimer ce que je ressens – que j’ai toujours ressenti et qui me semble participer d’une immédiate évidence : ce don si particulier de poésie que possède, plus que d’autres, F-X. Mahah. J’entends par là une disposition d’âme qui lui est propre et donne à son chant cet inimitable accent à quoi l’on reconnaît les grands blessés de l’existence. Il ne peut y avoir de poésie sans cette fondamentale inadéquation du poète à son humaine destinée, sans cette douloureuse et profonde insatisfaction, sans cette salutaire révolte face à une condition qui, toujours, s’ingénie à lui briser les ailes et à en faire l’éternel Albatros.

En effet, l’exil (ex-île), physiquement enduré, se double pour F-X. Mahah de cet autre exil : la déchéance du «prince des nuées», cloué sur le pont du quotidien, condamné à déployer en lui-même, dès qu’il le peut, les ailes du poème, afin de poursuivre le voyage vers un rêve de perfection, guidé par sa nostalgie d’avenir qui se veut et se faire rencontre d’éternité.

Oui, immédiate et lumineuse évidence que la poésie de F-X. Mahah, sève de vie puisée aux sources les plus profondes, celles de l’Ombre qui, par le miracle des mots, se transmue et devient Sang du poète.

 

JACQUES TAURAND

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