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Sentimots

 

Édouard-Henry DULAC

 

LES SENTIMOTS, poèmes

 

Collection Les chemins du Vent, 2004

 

10 euros

 

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Il y a cinq ans, alors qu’il cherchait sur internet des événements liés au jour de sa naissance, Edouard-Henry Dulac a découvert que Francis Carco avait franchi le seuil du jardin d’hiver à l’instant où lui-même pénétrait dans celui du printemps. C’était le 26 mai 1958.

C’est en lisant un de ses poèmes « Jardin », qu’il a su qu’il fallait désormais coucher sur le papier tous ces sentimots qu’il gardait au fond de lui-même et distribuer des petits bouts d’âmes que la lecture rendra éternelle.

« Jardin » de Francis Carco

Il a plu,

Le jardin, dans l’ombre se recueille

Les chrysanthèmes vont mourir sans qu’on les cueille

Trop pâles

Sur le sable, où pas un bruit ne bouge

S’évanouissent des grands dahlias rouges… … … …

… Parmi ce soir qui tombe et ce jardin qui meurt

Ton souvenir, déjà, n’est plus qu’une rumeur

C’est cet extrait qui lui a ouvert les yeux et fait prendre conscience que les saisons passent et que notre souvenir dépend des traces que l’on aura laissées.

C’est pourquoi aujourd’hui Edouard-Henry vous livre ces quelques textes qui, l’espère-t-il, pour au moins l’un d’entre eux, resteront un jour dans la mémoire collective.

« La vie est le plus sûr chemin de la naissance à la mort, la poésie celui du corps à l’âme ».

E.H.D

 

Le chemin le plus tendre d'un point à un autre est sans doute "Microcéan" d'Edouard Henry Dulac. Un texte d'une sensitivité prenante et intelligente à la fois qui me rappelle malicieusement un autre océan, l'océan de terre, celui d'Apollinaire :

" Autour de la maison il y a cet océan que tu connais

Et qui ne se repose jamais"

Microcéan a cette élégance des voyages qui mènent à soi, cet humour qui fait étinceler les larmes.

" Microcéan salé, solitaire tu glisses

Et cherche une jetée sur une joue trop lisse"

On ressent physiquement son rythme classique, comme si on était juché sur un animal immense et doux, un K de Dino Buzzati dont Stefano aurait enfin accepté la perle.

Microcéan ou "tout le monde peut se tremper". Mais de cette eau-là, " Petit reflet enflé de trop de sentiments" vous ressortirez tout neufs et, mouillé par votre coeur, votre mouchoir vous semblera un livre ouvert.

Le comité de sélection Poésie de Francopolis

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